Ayez confiance, je suis un scientifique !

Par défaut

La science au cinéma peut être un grand traumatisme. D’un coté, des films comme Interstellar font appel à de vrais scientifiques pour rendre plus vraisemblable leurs intrigues et images. Et de l’autre, certains se contentent de mettre des blouses blanches aux acteurs pour tout expliquer…

lucy-fr

Pour ceux qui ne l’aurait pas vu, le dessin ci-dessus se moque du film de Luc Besson « Lucy ». Ce véritable carton au box-office, autant en France qu’à l’étranger (Lucy est le film tricolore qui s’est le mieux exporté de l’histoire du cinéma), parle d’une jeune femme (Scarlett Johanson) qui, sous l’effet d’une drogue, voit sa capacité cérébrale se développer. Ainsi, explique le film, alors que chaque humain n’utilise que 10 % de son cerveau, elle va l’utiliser à 100 %. Ce qui lui permet d’avoir une maîtrise parfaite de son corps et de son environnement, voire d’influer sur ce dernier….

Tout ceci est bien sûr un énorme tas de conneries une erreur et une idée reçue à combattre. Les humains utilisent bien 100 % de leurs capacités cérébrales. C’est plutôt la taille du cerveau et sa plasticité qui change la donne, mais ça c’est une affaire d’évolution. Sans juger de la qualité du film en tant que tel, le scénario repose donc sur un concept erroné et c’est presque une tradition au cinéma.

De plus sur grand écran, tandis que les théories scientifiques sont tordues en tous sens, les scientifiques sont, quant à eux, des surhommes. Ils ne sont pas généticiens, mathématiciens,  spécialistes en mécaniques fluides, géologues…. Ils ont ce super-pouvoir de « science » qui leur permet avec autant de facilité d’anticiper des phénomène galactiques cataclysmiques, de réparer des technologies aliens, de remettre en route un moteur thermique, de réaliser une opération à cœur ouvert ou d’identifier un poison en le reniflant ! N’oublions pas que dans la réalité un spécialiste de biologie cellulaire et un expert en génétique ne parlent pas le même langage alors que les deux sujets pourraient paraître proches… Alors imaginez un astrophysicien et un neurobiologiste.

Dans mon top trois, des scientifiques traumatisants au cinéma, je nomme :

– le Dr Ian Malcom dans « Jurassic Park » :

jeff_goldblumJoué par Jeff Goldblum, ce mathématicien explique la théorie du chaos avec une goutte d’eau sur la main de l’actrice principale. A défaut de donner une vraie définition de cette théorie, il nous offre cependant une belle technique de drague.

– Samantha Carter dans « Stargate SG-1 »

CartersamanthaCette astrophysicienne, ingénieur et  pilote est jouée par Amanda Tapping. A côté d’elle, Mac Gyver, Lara Croft et Stephen Hawking peuvent aller se rhabiller. Elle est aussi à l’aise aux commandes d’un destroyer extraterrestre qu’en train de désamorcer une bombe au « naquada » de plusieurs mégatonnes. Elle se permet même, à ses heures perdues, de décrypter avec son collègue, Daniel Jackson, des runes inconnues.

– L’ensemble de l’équipe de « Mission to Mars »

a-Mission-to-Mars-Pic-06Ils commettront nombre d’erreurs pendant leur mission. Mais surtout, ils trouvent de l’ADN, en font un grossissement sur écran. Et sans sans séquençage, sans analyse, ils y voient de l’ADN humain. Or de petits fragments d’ADN humain, de banane, de ver de terre ou d’une quelconque bactérie se ressemblent comme deux gouttes d’eau.


© Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb/ Columbia Pictures Corporation, – College humor –

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s