Les robots scientifiques s’invitent dans les labos

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Après les roboputes, sauveurs de l’humanité. Voici le robot à intelligence artificielle « Eve ». Pas encore le sympathique robot chercheur de plantes vertes du film Wall-E, mais un très bon assistant pour les chercheurs.

Dans l’étude publiée le 4 février, l’équipe de chercheurs et créateurs d’Eve, issue des universités de Cambridge,  Aberystwyth et Manchester (une bien belle université !), a démontré le potentiel d’une intelligence artificielle pour aider les chercheurs. Ils peuvent automatiquement développer des hypothèses et les expérimenter à grande vitesse.

Déjà en 2009, Adam, le précurseur d’Eve (Les concepteur ne sont-ils pas un peu mégalomanes ?), était le premier robot scientifique à pourvoir faire des recherches d’une façon indépendante. Eve, pour sa part, s’est fait rapidement remarquer. Lors d’une phase de test, Eve a isolé un composé capable de cibler l’enzyme TNP-470, essentielle au parasite responsable du paludisme.

eve-robotPour parvenir à ce succès, Eve a été soumis à une phase d’apprentissage sur une base de 5 000 molécules. L’intelligence artificielle a fait alors le tri pour sélectionner celles qui offrent les meilleurs caractéristiques pour répondre à la demande des chercheurs.

Outre la performance scientifique, l’utilisation d’Eve accélèrent les recherches tout en diminuant ses coûts. Eve peut vérifier 10 000 composés par jour. Seule limite (pour l’instant) : Eve ne peut pas synthétiser elle-même des composés. Un des forts axes de travail imaginé pour Eve : la recherche sur des maladies tropicales, trop souvent négligées par l’industrie pharmaceutique (c’est pas l’altruisme qui les étouffera ceux-là).

Imaginez une batterie d’Eve dans chaque pays, cherchant chacunes de leur coté de nouveaux composés, tout en échangeant leurs informations. Arriverions-nous dans un monde sans maladie? Non, je vous rassure, les laboratoires pharmaceutiques continueront à développer des médicaments rentables, existant en 70 exemplaires. Dommage, car comme le disait le romancier Ross King : “In the future AI systems will be deciding what to make and screen because they’re just better at some tasks than humans” (Dans le futur l’intelligence artificielle décidera des composés à dépister car il y a des tâches pour lesquelles elles sont meilleures que les humains)


 © Université de Manchester – Forbiden planet

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